Retour

Histoires d'ours

PHOTO

Histoires d'ours

QUELQUES HISTOIRES D’OURS

L’ADOPTION DE MIMO


PRAGUE (TCHECOSLOVAQUIE) 14 Juillet 1991
image id=73Deux touristes flânent dans la vieille ville non encore ravalée, suite aux années noires. Vaclav Havel n’est au pouvoir que depuis quelques mois.
Il pleut, une fine pluie qui mouille tout, consciencieusement. Tout à coup, la femme dit : « Droucha, regarde l’ours ! ». Où cela ? Là ! Comme crucifié, attaché au-dessus d’un camion de service des tramways pragois, c’est en effet un ours, misérable, qui se trouve ligoté.
A première vue, on le croirait en plastique, tant les intempéries lui ont collé-lissé le poil. Pôvre !

image id=74
Conciliabule et discussion avec l’équipe qui meule des portions de rails et, au bout de quelques minutes, l’un des hommes grimpe sur le camion, détache le pauvre ours trempé jusqu’aux os, le dépose dans un de ces gilets oranges familiers de tous les chantiers du monde, et nous le remet.

 

Nous le baptisons « MIMO », du nom figurant sur la vitrine d’un magasin tout proche, et le serrons contre nous, non sans avoir remercié en nature le brave responsable et son équipe.
« Il est là depuis plus de 6 mois », nous explique le donateur, « je l’y ai accroché le jour de l’avènement de Vaclav Havel » (écrivain devenu président de la Tchécoslovaquie après en avoir connu les geôles).

« Regardez, je lui avais mis une cocarde tricoloreimage id=75 représentant le drapeau tchécoslovaque ». en effet, sur le cœur, Mimo a un bout de ruban (enfin… ce qu’il en reste) fixé avec une épingle, qui témoigne de son passé récent.
C’est l’Histoire dans nos bras. Avec un grand H.

Nous l’emmenâmes avec nous au restaurant, pour commencer à le sécher. Puis retour à Bruxelles.

Le séchage dura plusieurs semaines. Le poil reprit un aspect plus normal, et les articulations un peu plus de vigueur, même si l’état général reste « fatigué ». Mais nous l’aimons ! Et avons plaisir à vous le montrer et à vous en conter l’histoire, avec un petit h.

 

 


L’ARRIVEE DE LELE

image id=76« Je m’appelle « Lélé ». Depuis 1934, j’habite 6, Rue du Nouveau monde à 80240 Roisel. France. »

C’est le texte découvert dans le haut de la boîte à chaussures, sommairement entourée d’un papier brun et d’une ficelle (mal fagotée), le tout constituant « Colis postal » dûment affranchi et délivré par le facteur en date du 15.02.1995.


Mignon ! Intéressant par sa courte histoire, Lélé fut immédiatement adopté et placé en vitrine, dans sa boîte-colis, avec photocopie du texte accompagnant (dont nous avions masqué l’adresse du donateur, en pliant le document).

 


Quelques semaines plus tard, une dame, venue de France, nous en parla et suggéra que l’envoi avait été fait sans concertation pleine et entière et que, enfin, oui, elle aurait souhaité le récupérer !!! Vous imaginez la consternation du conservateur de musée placé dans cette situation…
A ce moment, nous arrivâmes devant la vitrine où Lélé, racontant son histoire, faisait des clins d’œil aux visiteurs à longueur de journée.
Notre visiteuse se figea, en silence, devant Lélé. Non, dit-elle, il est bien ici. Gardez-le.

image id=77

ET L’HISTOIRE DE CE GARNEMENT AU BRAS EN ECHARPE ?

image id=78C’est récemment, courant 2000, qu’une dame d’âge mûr nous le proposa, presque gênée de nous offrir un ours « en mauvais état ».

Vroum, vroum, nous voilà à son adresse dans l’heure qui suit.
« Il est de bien avant la guerre, car j’ai voulu l’emporter lors de l’exode en ami 1940, mais les bagages étant strictement limités, mon papa s’est opposé à ce qu’on amène Titi (c’est son nom), les fontes des vélos n’étant pas bien volumineuses…
Chagrin, déception ?

image id=79Bien sûr, j’ai désobéi, et enfoui mon cher ours dans l’un des sacs de ma bicyclette.
Nous sommes partis par la chaussée de Mons, porte de sortie vers la France.

A l’époque, il n’y avait pas d’autoroute … mais beaucoup de pavés.image id=80

Secoué, balloté, maître nounours eût vite fait de faire entendre des séries de « Groa, groa, groa » au fil des secousses sur les pavés et démasqua de la sorte sa présence.
Papa, bon prince, accepta la présence de ce passager clandestin.

 

 

Titi et sa maman en 1937-38

 

 

 



OURS NUDISTE

image id=81Vers 1992, la revue « Teddy beär und seine Freunde » organisa un concours d’ours, dont le thème était « mon ours part en vacances ». De très nombreux participants donnèrent libre cours à leur imagination et tout le monde oublia le nom du vainqueur.
Une Britannique, Helen Lemkey, reçut le prix de l’originalité. Elle avait en effet imaginé, faisant fi de tout accessoire, un ours partant faire du nudisme, et qui pourrait se déshabiller en enlevant sa peau, conçue comme une combinaison extérieure au corps.
La firme Hermann «(Allemagne), dont le sigle est un triangle verdâtre, entreprit de commercialiser l’idée en une série limitée à 66 exemplaires, dont nous vous en présentons 2 ici.

Ils portent, imprimés sur la plante du pied droit, les numéros 02 et 03 (l’éditeur Cieslik s’était réservé le numéro 01 !). Nous sommes les heureux parents de ces jumeaux.

image id=82


Votre choix :

Other languages :


Notre adresse :

A.S.B.L. Musée du Jouet
Rue de l'Association, 24
1000 - Bruxelles
Belgique

Site optimisé pour :

FIREFOX site réalisé avec COPIX